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Mardi 7 février 2006 2 07 02 2006 16:40

CONSTERNANT, cette affaire de caricature de Mahomet. D'abord un dessin bête et méchant qui ne mérite pas toute cette publicité. Faut-il pour autant brûler les ambassades ? Evidemment non. Bêtise d'un côté, fanatisme de l'autre. C'est la part sombre des cultures qui s'affronte dans cette histoire. A des années-lumière de nos sociétés occidentales ouvertes sur le monde et de l'islam tolérant. Le tout sur fond de récupération politique de gouvernements et de groupes islamistes du Moyen-Orient qui manipulent les foules.

Ceux qui rêvent du choc des civilisations, ces fossoyeurs de la tolérance, doivent se frotter les mains. Ceux qui rêvent de placer leur religion au dessus des lois de la République aussi. Font chier...

Par Philippe Gammaire
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Mercredi 22 février 2006 3 22 02 2006 17:12

"Sarko conseiller en recrutement pour la rédaction d'europe 1", titre ce matin le Canard enchaîné. Après le malaise de la rédaction de M6 (pour cause de reportage caviardé) la semaine dernière, allons-y pour celui de la rédac. d'Europe 1. Bon, son patron JP Elkabbach est notoirement de droite, c'est un fait, mais de là à demander à Sarkozy ce qu'il pense de l'embauche d'untel, comme journaliste politique...

Bref, la rédaction n'a pas apprécié et comme on la comprend. Sarko lui, en rigole encore. Pour tout dire, il trouve ça normal : "J'ai été ministre de la communication. Je suis ça de près. Ca fait aussi partie du travail politique"... On croit rêver.

Par Philippe Gammaire
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Samedi 25 février 2006 6 25 02 2006 22:05

Me faire traîter de sauterelle avec la bénédiction du ministre de la Culture ! Décidément, en matière de manipulation de l'opinion on est gâtés en ce moment (voir la video nullissime sur lestelechargements.com, en haut de l'écran à droite)

"Sauterelle"... "culture" : vous voyez le parallèle ? Arf ! Chez Publicis, ils ont du bien se marrer.

Pas moi.

J'avoue que, dans un premier temps, j'en suis resté devant mon ordinateur comme une vieille quiche ramollie. Me voilà donc transformé en insecte nuisible.  Moi et quelques millions de français. Sans parler des dizaines de millions d'internautes à travers la planète, qui téléchargent de la musique en Peer-to-peer.

En ces temps de grippe aviaire, où des hordes d'oiseaux sauvages traversent nos frontières pour semer le virus dans nos basse-cours, la métaphore est osée. Pas tant que ça, remarquez. Il paraît que - déjà - la grippe aviaire "touche les liens sponsorisés" sur le Net. Mais bon, c'est un autre sujet. De là à comparer les électeurs-consommateurs à des nuisibles, il fallait quand même franchir le pas. Drôle d'image subliminale, regard affligeant d'un politicien sur ses concitoyens.

Mieux que celà. Dans son projet de loi d'arrière-garde, qui défend les intérêts de quelques lobbies rapaces (voir ici l'extrait de reportage de France 2), le ministre veut transformer toutes les sauterelles... en pigeons. Soit 38 euros d'amende pour ceux qui téléchargent. L'argent collecté ira-t-il aux artistes ? Evidemment non. L'affaire s'annonce juteuse.

Et encore, il ne s'agit là que de l'arbre qui cache la forêt (pour tout comprendre : "la loi DADVSI pour les nuls"). RDDV*, tu pousses le bouchon un peu loin. Faudrait pas prendre les oiseaux du bon dieu pour des canards sauvages...

 

*Renaud Donnedieu de Vabres

Par Philippe Gammaire
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Mardi 7 mars 2006 2 07 03 2006 15:05

COINCIDENCE du calendrier, le journal Libération et France Inter parlaient hier du même phénomène : le Whistleblowing, ou l'art de dénoncer son collègue de travail, son patron qui fraude ou telle société qui arnaque les consommateurs.

Aux Etats-Unis, ce système a été légalisé (loi Sarbanes-Oxley) suite au scandale Enron, pour que des salariés puissent dénoncer une fraude de l'entreprise et éviter qu'elle ne prenne de l'ampleur. Numéros verts ou e-mails sont mis à disposition, et l'anonymat est respecté.

En France, le système passe mal dans le cadre du travail (la hot line installée chez Mc Cormick France a rapidement été baptisée "Allo collabo", rapporte Libé). Dénonciation rime encore avec délation, triste souvenir de la période vichyste. Les syndicats qui s'y opposent frontalement évoquent les risques de dérapage, attentatoires à la vie privée. Pour autant, la CNIL autorise depuis le 28 novembre dernier, la mise en place de "lignes éthiques" (uniquement dans le domaine comptable ou de lutte contre la corruption).

De son côté, David Abiker, sur France-Inter ("Blogs à part"), évoquait ce site internet, "dénonciation.com". Son slogan, en page d'accueil : "La dénonciation est un acte civique, à l'opposé de la délation qui est un acte révoltant et inacceptable de nos jours".

Un internaute demande quand même : "Comment pouvez vous etre sûr que certaines dénonciations ne sont pas des diffamations faites uniquement dans le but de nuire à autrui?"
Réponse de DENONCIATION.com : "Vous avez raison, nous effectuons un travail de recoupement et nous ne nous mettons en route que lorsque nous sommes presque certain que la dénonciation s'appuie sur des fais réels(...)"

Notez bien le "presque". Les responsables du site préfèrent rester anonymes. Auraient-ils honte à pratiquer la dénonciation ?

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Conseil pratique : avant de dénoncer apportez des preuves irréfutables, sinon vous risquez de tomber sous le coup de la loi Perben sur la dénonciation calomnieuse (articles 226-10 et suivants du Code pénal).

Par Philippe Gammaire
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Mardi 7 mars 2006 2 07 03 2006 16:00

UN MOIS DEJA que je suis assis derrière mon écran, à poster des notes plus ou moins intéressantes, et surfer de lien en lien vers un ailleurs à l'horizon inatteignable...

Et puis vendredi, les yeux bouffis, brusque retour à la réalité : une brève dans Netizen 2. Une définition, celle du blogopathe (lexique, page 50). Je vous la lis : "Se dit d'un blogueur ayant développé une attitude pathologique vis à vis de son blog ou des blogs en général. Parfois caractérisé par un flux continu de billets, posté à rythme soutenu (on parle alors de "bloghorrée", mais j'aime bien "diarrhée blogale" aussi). Le blogopathe se distingue également par le sentiment de manque qu'il éprouve dès qu'il doit s'éloigner d'un ordinateur ou d'une connexion ADSL durant plus d'une heure (...)".

J'ai failli en tomber de ma chaise, pas facile quand on vous tend le miroir... Alors je me suis dit : "Et si j'étais le seul...". Angoisse.

Alors je vous lance cette note. "Est ce que... vous aussi ?". Je vous laisse, je viens de m'apercevoir que je n'ai pas encore consulté mes "stats" ce matin...

Par Philippe Gammaire
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Mardi 7 mars 2006 2 07 03 2006 17:49

Si comme moi vous avez volé des cerises étant petit, fait exploser des pétards dans les boîtes aux lettres, piqué des bonbecs à la boulangerie...

Si comme moi, vous considérez qu'un enfant de trois ans n'est pas déterminé à devenir un délinquant...

Comme moi, signez ceci.

Par Philippe Gammaire
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Mercredi 29 mars 2006 3 29 03 2006 00:15

IL FALLAIT Y PENSER. Je découvre tout à l'heure cette info sur Fuzz : "Premier blog en grève du monde". Je rigole bien. C'est un "compatriote" normand, le sieur Bailly dit Le Rouennais, qui a eu l'intelligence de laisser ce message : "Par solidarité avec le mouvement national contre le CPE, ce blog est en grève aujourd'hui, mardi 28 mars 2006. Les casseurs sont invités à passer leur chemin sans s'énerver".

Sur un autre site normand "Vivre en Normandie", un commentaire indique qu'il n'est pas le seul blogueur à avoir mis la pédale douce sur son clavier (ça se dit ça ?) : effectivement en tapant "blog en grève" sur Google, le moteur recense 61 pages pertinentes. J'ai même lu dans une note : "Moi je fais la grève du commentaire". Bon c'est symbolique, nous sommes d'accord.

La prochaine fois,  il suffira que RedBus fasse grève lui aussi, pour mettre les blogueurs dans la rue. Et là, ce sera vraiment la révolution (lire article précédent et le dessin ci-dessus).

Par Philippe Gammaire
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Mercredi 5 avril 2006 3 05 04 2006 10:15

SALE TEMPS pour Dominique de Villepin. Hué dans les rues, malmené à l'assemblée nationale lors des questions au gouvernement, dessaisi du dossier CPE - quoi qu'en disent les partisans de la majorité , à genoux dans les sondages de popularité. Même Laurence Parisot, présidente du MEDEF peu soupçonnée d'être une dangereuse gauchiste, critiquait implicitement la semaine dernière le "jusqu'au boutisme" du premier ministre. Pragmatique, elle admet volontiers que les crises successives des banlieues et du CPE mettent à mal l'économie française et recommande de sortir au plus vite de la crise.

Villepin est victime de lui-même, de sa vision archaïque, partisane et quasi autoritaire de gouvernement que ne supportent plus les français. Alors à quoi sert Villepin ? Pour répondre à la question du Parisien, le premier ministre ne sert, aujourd'hui, qu'à barrer la route à Nicolas Sarkozy dans la perspective des présidentielles en 2007. Simple calcul politicien alors que le malaise social prend de l'ampleur.

Faut-il rappeler qu'en 2002, Jacques Chirac, porté au pouvoir avec 82% des voix n'a pas été élu pour son programme mais pour faire barrage à Le Pen. Faut-il rappeler que depuis cette date, la droite a perdu toutes les élections (cantonales, régionales) et jusqu'au référendum sur la constitution européenne. Dont une partie de la gauche a fait les frais, au demeurant.

Il serait temps que la classe politique française écoute, entende ce rejet massif et accepte de mener la France dans une voie qui tient compte de la demande sociale. Au lieu de celà, jusqu'à présent, on a assisté à la comédie du mépris. Illustrée par quelques retournements sémantiques scandaleux : l'archaïsme serait de dire non à la précarité, le progrès consisterait à renoncer aux acquis sociaux...

La réalité, au delà du CPE, c'est que les français rejettent massivement le phénomène de paupérisation programmé par nos gouvernants. Alors que le nombre de Rmistes s'accroie pendant que les bénéfices des entreprises du CAC 40 explosent, ils réclament simplement plus de justice sociale.

 

Par Philippe Gammaire
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