Juge Burgaud, affaire d'Outreau : indices "graves et concordant" d'incompétence

Publié le par Philippe Gammaire

PITOYABLE. Hier mardi, à l'issue de six heures trente d'audition du juge Fabrice Burgaud devant la commission d'enquête parlementaire, reste l'impression génante d'avoir assisté à la prestation d'un jeune magistrat falot, introverti, incapable de l'humanité la plus élémentaire et enferré dans ses certitudes, tout au long de son instruction de l'affaire dite d'outreau.

Il est géné le juge Burgaud. La tête basse, le timbre pas très assuré ses réponses sont parfois suivies de silences médusés. Et puis il se fait souffler sans arrêt les réponses aux questions par ses deux avocats, installés à ses côtés. A tel point que Philippe Houillon, le rapporteur de la commision d'enquête va l'interpeller, excédé : "J'aimerais qu'on ne vous souffle pas systématiquement les reponses à l'oreille, c'est vous qui avez prêté serment devant cette commission". Plus tard encore : "Regardez-moi et écoutez moi M. Burgaud plutôt que de regarder dans vos papiers..."

GROSSE PRESSION. - D'entrée, l'ambiance est lourde. Il y a la pression des medias - toutes les télés internationales sont là, les chaînes françaises, TF1 et France2 ont interrompu leurs programmes habituels pour des éditions spéciales commentées par force experts. Les chroniqueurs judiciaires ne manqueraient la séance - une première en France - pour rien au monde.

Et puis, le juge Burgaud le sait, il y a les innocents d'Outreau qui l'observent, à deux pas.

Grosse pression hier, donc, sur les épaules jeune magistrat. Autant dire rien, comparé aux souffrances qu'il a généré dans ce que les parlementaires qualifieront à plusieurs reprises de "désastre judiciaire".

LA SUITE DE L'AUDIENCE ICI...

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